JOURNÉE D’ÉTUDES – EXPÉRIENCES SCÉNOGRAPHIQUES
 

Vendredi 18 juin 2021

10h – 17h

Musée de l’Ephèbe (Agde)

Retransmission en ligne sur la chaîne Youtube de la ville d’Agde

 

Cette journée d’études est organisée dans le cadre du projet de recherche SCENOSCOPE (laboratoire LHUMAIN – UPVM3) et intégrée dans la formation des étudiants du master Humanum. 
Organisateurs : Lucie Alidières, François Perea et Isabelle Illanes. 

PRÉSENTATION

Toute présentation d’œuvre(s), des expositions muséales aux représentations théâtrales, repose sur l’invention et la matérialisation d’un dispositif qui provoquera, peut-être orientera, l’expérience sensible et intellectuelle du visiteur/spectateur. Dès lors, la scénographie apparait comme une activité doublement ouvragée : enchâssant l’œuvre exposée (l’expôt dans le musée, par exemple) dans une œuvre d’exposition (l’installation muséographique). 

 

Au départ se trouve l’œuvre (expôt, pièce de théâtre, chorégraphie…) qu’il va falloir exposer. L’artiste ou l’artisan l’a produite comme telle mais pour l’expérimenter, il faut qu’elle soit mise en scène, proposée à l’attention. Ce travail peut être réalisé par le même créateur ou pas.  

Ici apparait l’acte de création scénographique, dans un geste à la fois artistique et professionnel, un geste d’écriture pour reprendre à Jean Davallon : « Parler de scénographie, c’est parler de scène – et donc d’espace – mais aussi de graphie, autrement dit d’écriture » (2010, p. 229). Cette écriture est à la fois rigoureuse et poétique, elle peut être intuitive, partagée, fluctuante… et conduit une œuvre à la fois palimpseste et inter-discours. Elle fait se croiser des exigences institutionnelles et individuelles, les contraintes temporelles et financières, les aspirations artistiques et intellectuelles, dans un travail de médiation. 

En regard, se trouve l’expérience des spectateurs/visiteurs, qui compose avec la scénographie dans un réseau d’interactions, comme le souligne Eidelman et al. : « La visite est une activité, une action ou un événement qui peut s’appréhender à travers des interactions entre de multiples composantes : le visiteur, ses accompagnateurs, les autres visiteurs, l’espace de l’exposition, le bâtiment, les personnels d’accueil, les objets, les textes, etc. »  (2013, p. 75). C’est donc une activité de réception, d’appropriation et d’interprétation propre, à la fois libre et cadrée, qui se déploie alors dans l’espace scénographié.  

 

La scénographie incarne le nouage de l’œuvre, la médiation scénique et la réception effective.  

La journée d’étude « Expériences scénographiques » vise à explorer ce nouage à travers l’exposé de pratiques scénographiques effectives : 

  • Exposition « Fortune à bord ! », au Musée de l’Ephèbe ; 
  • Exposition « L’air des bijoux », à Agde ;  
  • Exposition « Magies-Sorcelleries » au Muséum de Toulouse ;
  • Représentation théâtrale avec la compagnie Primesautier Théâtre.

Une table ronde poursuivra la discussion autour du thème : « motifs et motivations de la scénographie ». Elle fera dialoguer des artistes, des conservateurs de musées, des professionnels de l’exposition, des enseignants-chercheurs…  

PROGRAMME

10h – Ouverture

10h30 –
Présentation Fortune à bord !

par Bertrand Ducourau et Jean-Paul
Camargo

11h –
Présentation L’air des Bijoux

par Catherine Mutelle

11h30 –
Présentation Magies et Sorcelleries

par Gaëlle Cap-Jedikian

12h – Présentation
Ave Culture

par Aurélien Vigouroux

12h30 –
déjeuner

14h – Présentation
 Compagnie Primesautier Théâtre

par Virgile Simon et Antoine Wellens

14h30 –
Présentation travail scénographique

par Cédric Torne

15h – Table
ronde

16h30 – Discours de clôture

17h00 – Clôture de la journée d’études

 

Bibliographie 

Eidelman J., Gottesdiener H., Le Marec J., 2013, « Visiter les musées : expérience, appropriation, participation », Culture & Musées. Muséologie et recherches sur la culture, Hors-série : La muséologie : 20 ans de recherches, p. 73-113.  

Davallon J., 2010, « L’écriture de l’exposition : expographie, muséographie, scénographie »,  

Culture & Musées, n°16,  pp. 229-238